L'animal

Comment ???

 

Un festival ludique dans les Ardennes ???

 

Alors pardon ! Ca c'est un événement ! C'est autre chose que la dernière sortie à la maternité de la Muette.

 

C'est une première mondiale ! Allez tous les Ardennais il faut soutenir car du succès de ce premier festival dépendra sa reconduite.

 

C'est dimanche 30 octobre 2011 à Chateau Porcien.

 

Et le lion bleu y sera.

 

Pour tout savoir.

 

Tric Trac, c'est le site de référence des mordus de jeux de société français, voire francophones.

 

C'est le cuve où se brasse la culture ludique.

 

C'est le bistrot ou se rencontrent les fondus de la res ludica.

 

Il y avait ,sur tric Trac,  une fiche sur "The Blue Lion", écrite par la main habile du Dr Mops.

 

Figurez-vous que depuis aujourd'hui, vous pouvez y visionner, non pas une mais deux video sur le jeu des cambrioleurs.

 

Avec en cadeau un affrontement dantesque entre le magnifiquement bien roulé M. Phal qui se coule à merveille dans la robe sulfureuse de Lady x, et l'élégant Timothée Leroy qui endosse avec naturel le costume d'Arsène. Ca vaut le coup d'oeil.

 

La video de l'explication des règles

 

La video du match Phal x / Arsène Leroy

 

Imaginez :

 

vous êtes un voleur, aussi  habile qu'élégant. Vous rêvez de vous emparer du Blue Lion, joyau d'une collection de magnifiques diamants bleus, exposés au Louvre. 

 

http://trictrac.net/jeux/centre/imagerie/photos/15726_1.jpg

 

Il va falloir être rusé pour accomplir votre forfait car, évidemment, la police attend votre visite.

http://www.jedisjeux.net/img/800/the-blue-lion-49-1311532065.jpg

 

Et en plus, une ombre fugace apparait, de temps à autres, aux détours des couloirs. Quelque chose vous dit que vous n'êtes pas seul à convoiter le Blue Lion.

http://trictrac.net/jeux/centre/imagerie/photos/15725_1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"The Blue Lion", est un jeu pour 2 fllous doués d'astuce et de mémoire, à partir de 8 ans. Il n'est pas sans rappeler le jeu des gobelets. 

 

Ce n'est pas mon premier jeu, mais c'est le premier que sera édité (fin octobre 2011 à Essen et Chateau Porcien et dès novembre dans les boutiques spécialisées).

 

Edité chez l'élégante maison Jactalea et créé en collaboration avec le grand Bruno Cathala, lllustré par la future star Cyril Bouquet.

 

Et oui !

 

 

Pour la petite histoire :

 

Ce jeu est né sur le fauteuil de mon canapé, alors que je m'essorai le cerveau pour concevoir un objet pour le marché de noël de l'école.

Le cahier des charges était âpre :

- très très peu de matériel, et uniquement du basique.

- fabrication par des enfants de 7/ 8 ans

- jouable par des enfants de 7 / 8 ans mais aussi intéressant pour leurs parents.

- Et surtout beaucoup plus pertinent qu'un jeu de l'oie ou de petits chevaux.

 

La contrainte du matériel m'a poussé à explorer une voie nouvelle (à ma connaissance) : l'utilisation du recto et du verso, indifféremment, d'une carte pour jouer. Ca a donné "Princesse Dragons et Chevaliers", un jeu de seulement 4 cartes, simple mais subtil, avec une bonne dose de réflexion. Les enfants ont adoré. Et en avant pour le marché de noël !

 

Mais je n'en avais pas fini avec ce jeu. J'étais convaincu qu'il avait un potentiel intéressant quoique qu'il fut très déséquilibré.

Je l'ai retravaillé, et bientôt naissait "Princesse à croquer", délicieusement illustré par Camille Herman.

 

Je l'emmenai partout, dans une poche de pantalon ou de chemise.( Beaucoup de protos finirent noyés dans la machine à lavé, mais ils étaient facile à refaire. Il sucita l'intérêt de pas mal de monde dans le milieu ludique et je reçu moults conseils et idées pour le faire éditer (merci). Cependant il apparaissait  qu'en l'état, il n'était pas éditable. Trop peu de matériel, et encore trop déséquilibré.

 

Quatre cartes ce n'est pas éditable, mais avec du beau matériel, peut-être... Je reçus donc plusieurs fois le conseil d'aller toquer à la porte de Jactalea, le spécialiste du jeu de réflexion de belle facture.

Ce que je fis. Timothée Leroy fut tout de suite intéressé, à ma grande joie (quoique je gardai la tête froide, un éditeur intéressé n'est pas forcément sur le point de s'engager). Après des tests, il me dit qu'il y avait quelque chose à faire mais que le jeu n'était tout simplement pas fini. Il me proposa de solliciter  Bruno Cathala pour voir s'il avait envie de travailler dessus.

 

Bruno Cathala... une des légendes du jeu de société français...  On dit même que certain ludophiles assidus lui vouent un culte et lui offrent des sacrifices. Le temps de prononcer son nom, il a déjà créé 3 jeux. Certains créateurs auraient tué pour être à ma place (je surveille encore mes arrières quand je vais dans un festival ludique).

 

Bref Bruno, accroche au jeu (youpi !), et quoique surbooké, parvient à me proposer une nouvelle version en 24 heures (pas sur qu'il dorme la nuit). Me voilà, alors que j'étais bloqué depuis des mois, avec un nouveau jeu, nettement plus fluide, et équilibré, un peu sur le modèle poule renard vipère mais avec 4 personnages (2 par joueurs) et un système de score, auquel je n'adhérai pas tout de suite, mais qui se révéla nécessaire pour l'équilibre du jeu. A partir de là, moult tests, échanges de courriels et de tel, redesquilibrage uniquement conceptuel(voui parce que le déséquilibre, c'est ma touche perso). Ce fut un régal de travailler avec Bruno et Timothée, à la fois accessibles, pros, efficaces, et sympas.

 

Pour l'illustration, j'aurai aimé continuer à travailler avec Camille, mais Cyril Bouquet lui fut préféré. Il fit un travail remarquable, réussisant à créer l'ambiance qui collait admirablement au jeu.

 

Et voilà le travail :

 

http://img.over-blog.com/250x249/4/03/81/94/Le-Telex-Spherique/2011-2012/THE-BLUE-LION-Cover.jpg

Entre les murs est le chapitre 3 de La Geste de Palater. Pour découvrir le reste de l'histoire, cliquez sur "sommaire"

 

Sommaire

 

3 Entre les murs

 

        Quelle puanteur !

 

        Palater se tenait face au dragon . Celui-ci le considéra, intrigué. Puis, nonchalamment le goba.

Dans le ventre de la bête, le jeune héros se débattit contre les parois qui le serraient de plus en fort en  émettant des CLING métalliques. En vain.

 Il hurla et se prit, dans les côtes, un coup de coude furibard de son voisin de gauche.

“C'est déjà pas le confort ici. Mais agrémenté d'un casse pied pareil, c'est plus possible !”

Palater ouvrit les yeux. Il était en prison. Le rêve avait été si intense qu'il s'était saucissonné tout seul à ses chaînes en cherchant à se défendre contre le chaleureux dragon.*1

        Ses voisins étaient attachés à lui *2. Ils l'aidèrent à se dépétrer pour récupérer un peu de chaine. Il les regarda oeuvrer, guettant une lueur de bienveillance dans leurs yeux mais il n'y avait que la flamèche froide du sens pratique.

 

“Alors, qu'est c't'as fait mon gars ? Demanda une voix dans la pénombre.

Palater se demanda comment expliquer sa situation.

Inspiré par la simplicité des lieux, il résuma :

“J'ai forcé la porte de la chambre de la princesse, j'ai assommé sa camériste et j'ai sali sa robe.”

Un sifflement d'hommes aguerris mais impressionnés accueillit sa réponse. Des chuchotements se firent entendre dans toute la pièce.

A mesure qu'il avait parlé, Palater avait senti les mots se solidifier et tomber lourdement sur le plateau de la balance judiciaire.

“Non, se dit-il, je n'ai pas fait ça ?”

Une voix grisonnante le cueillit dans son champ de stupeur.

“Bonhomme, on a tous fait des choses pas très nettes qui nous ont amené là.

Tiens, celui-là – Une main que Palater ne vit pas se leva dans un cliquetis de chaînes et dans une direction*3 que Palater ne vit pas d'avantage. - Il a volé un boeuf.

Lui, là -cliquetis, mais Palater ne vit toujours rien. - il a volé l'argent de la crémière ainsi que le beurre, et autre chose, d'après son mari.

Et celui là-cliclaclic cling -, il a fait une omelette sans casser d'oeuf. Ca ne se fait pas.

L'autre jour, on en avait un qui avait dit à un garde dans l'exercice de ses fonctions “ Sulfia*5, je te vois !”. -Un frisson d'horreur général cling-clinga dans la cellule.- Celui-là, il est pas resté longtemps. Le bourreau est arrivé avant les juges.

   - Evidemment, pensa Palater à haute voix, les juges ne marchent pas très vite avec leur robe. 

   - Mais ce que tu as fait toi, c'est... Tu es sûr que tu as fait ça ? 

   - Ben oui... 

   - Peut-être que tu as été poussé par … chépaquoi ? 

   - Ben … ? 

   - Tu as entendu des voix dans ta tête, c'est ça ?

    - Des voix ? 

   - Ouais, t'sais. Des genres de démons qui te diraient ce que tu dois faire. Pis si tu l'fais, t'as une récompense. 

   - Oh ! Heu... non. 

   - Ca expliquerait des choses, t'sais. 

   - Ben oui, mais là non... C'est juste... je voulais, je croyais... la sauver

   - La sauver ?


        Palater expliqua tout. Comment il avait été réquisitionné pour le nettoyage de la grande salle alors que d'habitude il était le VCASD*6 du mage Malaman. Comment il avait pris la camériste pour une sorcière à cause de son accoutrement et des potions louches qu'elle transportait. - La camériste, en effet devait consacrer tout son talent à la princesse, et ne devait surtout pas lui faire d'ombre. Elle se maquillait pour s'enlaidir et se maquillait avec une absence de goût experte.- Il décrit aussi comment il avait aspergé la princesse d'eau sale et assommé sa camériste.

 

   - Ben mon cochon, reprit une voix qu'il n'avait pas encore entendue, tu t'es mis dans l'embarras. Mais pourquoi donc que t'as fait ça ?

   - Heu ça m'a paru...

   - Tu serais pas amoureux de la princesse par hasard ?

   - Hein heu quoi ?

   - Tu sais que ta princesse va se marier ?

   - Quoi !

   - On commence les fiançailles ce soir !

   - Mais … Quoi !


           La salle s'exclaffa.

        Palater était fébrile. Il ne prétait pas attention aux moqueries. C'était donc ça tout cette agitation dans le chateau ! Ombre allait se marier. Enfin !

Il soupira d'extase. Ils allaient être heureux tous les deux jusqu'à la fin de leur jour et avoir beaucoup d'enfants.

 

 

*1 Petite allitération en s et ch qui rappelle les sifflement et chuintements du dragon. Mais vous l'aviez vu, hein ?

*2 Physiquement, pas affectueusement.

*3 C'est un zeugma. *4

*4 C'est vraiment sympa comme figure de style. C'est pas difficile à faire et ça fait cultivé. Je vous en referai d'autres.

*5 Sulfia, le nom de la reine. Une bien gentille reine, tout le monde s'accorde à le dire à haute voix.

*6 VCASD : Valet Coursier Apprenti Souffre Douleur

In nomine G.O. est le chapitre 2 de LA geste de Palater. Pour rejoindre le reste de l'histoire, cliquez sur "sommaire"

 

Sommaire

 

2 In Nomine G.O.

 

 

          Dans chaque univers, il existe une organisation démoniaque qui cherche à dominer le monde des mortels pour y mettre le chaos*. C'est indispensable à l'équilibre des univers, sans qu'on sache trop pourquoi. En effet, personne n'a jamais réussi à questionner l'entité capable d'expliquer le phénomène.

 

Enfin c'est comme ça.

 

           Dans chaque univers, les démons connaissent des succès et des déconvenues différents selon leur stratégie.

 

        Dans l'univers qui nous intéresse**, Le démon en chef, Goremblazenflucklichruck Orenpadifrenzzlikrack, que vous pouvez appeler G.O., car il est assez coulant avec les mortels et de toute façon, il ne peut rien contre les mortels d'un autre univers. G.O., donc, a une idée assez précise d'une gestion gagnante des affaires démoniaques.

 

           Au lieu de mettre un vice dans chaque démon, comme l'aurait fait n'importe quel diable, il en avait mis deux. Chaque vice pouvant resservir. Il y avait par exemple Franzaeck, le démon de l'avarice et de la guerre, spécialiste des batailles à peu de frais, Memkrivzg, le démon de l'avarice et de la gourmandise, le patron d'un certain nombre d'erzatz gastronomiques peu recommandables, Rrrrrashidatttti démone de la luxure et de l'ambition, à l'origine de nombreuses vocations politiques, Etc, le démon de la paresse et du tarissement des idées, etc...

Il avait ainsi réussi à créer une armée démoniaque impressionnante, innombrable*** dont chaque membre était plus occupé à marcher sur les plates-bandes des autres qu'à lui obéir – sauf les démons de l'obéissance aveugle.

 

           La situation aurait été seulement difficilement gérable s'il n'avait pas écouté les conseils de Mooooograbsat le démon de la soif de puissance et de l'obstination.

 

           Il avait inventé des vices alambiqués et pinailleurs. Il se retrouvait maintenant avec quantité de démons futiles et encombrants tels que Rff, le démon des poussières cachées et des injures à son dentiste ou Brrt, démon des arnaqueurs en équipement écologique et des rires sadiques dans des moments cruels.

 

           Pour mettre en ordre cette immense usine à gaz, G.O. avait pris le bouc par les cornes. Il fixait régulièrement à chaque démon des objectifs à atteindre, avec à la clef des primes et des sanctions. Tout cela était régulé au cours d'un entretien en tête à tête sérieux et nécessairement productif.

           Ainsi, avec sa seule et colossale volonté, il avait transformé l'armée infernale en administration formidablement perverse et incroyablement inerte. ****

 

Et lui maintenant était littéralement en enfer.

 

* Du moins c'est valable pour les univers ou règne la logique. Là où ce qui est est , et ce qui n'est pas n'est pas.

Dans les autres univers, vous pouvez par exemple jouer au golf sur le crâne de votre meilleur ami avec des balles plates tandis qu'elles se distraient en taillant les armoires d'un dinosaure bientôt né.

C'est suffisamment confus pour que personne n'ait l'idée d'y ajouter des démons pour y mettre le chaos.

 

** Si vous lisez, c'est que ça vous intéresse, alors hein.

*** En fait, elle était théoriquement dénombrable, mais Raaazzzzzzrrr, démon de la paresse et de l'impatience, veillait à ce qu'elle ne le soit pas dans la pratique.

 

       **** on y envoie en stage les agents d'assurance chargés de la gestion des dossiers de

       remboursement.

 

  La suite: Entre les murs

 

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